Sur le site de Maastricht, la carrière de 135 hectares fournit du calcaire (marne), qui est ensuite traité dans un four pour produire du clinker, puis broyé pour fabriquer du ciment.

En 2010, la société ENCI, la ville de Maastricht et la Province du Limbourg ont convenu de mettre un terme à l'extraction de calcaire en 2018 et de contribuer au développement ultérieur du site. La carrière sera transformée en diverses zones naturelles et de loisirs, incluant notamment 60 hectares de biotopes naturels. En octobre 2010, ENCI a déjà cédé la propriété de plusieurs petites parcelles à l'organisation de conservation de la nature Natuurmonumenten.

L'ensemble de la zone entourant la carrière est aujourd'hui une réserve naturelle protégée et un site « Natura 2000 ».
 

Description de l'habitat, de la faune et de la flore: 

La carrière comprend tout d'abord une large sélection de biotopes humides de très haute qualité, dont certains sont plutôt rares, en particulier aux Pays-Bas : sources sur parois rocheuses, petites mares en milieu crayeux, mares et lacs avec superbes ensembles de roseaux, rives bordées de joncs et de Bidens tripartite. Vingt-quatre espèces de libellules y ont récemment été inventoriées, bien que 28 y aient déjà été remarquées par divers observateurs. Certaines de ces espèces figurent sur la liste rouge néerlandaise.

La carrière jouit également de belles friches sur calcaire, sable et graviers issus de l'ancien lit de la Meuse. Sur le plan de la végétation, on voit se succéder des zones très dénudées, des zones reboisées, des friches agricoles et une flore calcicole. Certains papillons en voie d'extinction aux Pays-Bas ont déjà été aperçus sur le site, comme le Erynis tages.